Revue de presse du Village des Sans Terre - Suite

Ci dessous la suite de la revue de presse du Village des Sans Terre organisé par l’UACDDDD et la CMAT (plus d’infos ici)

- Affaire du village des sans terre : Le PM Modibo Keita n’en fait pas une priorité

Par L’Informateur - Date : 03 Juin 2015

Après une édition de manifestation de leur mécontentement, face à l’attitude silencieuse des plus hautes autorités, par rapport à l’injustice commise à leurs égards, ces victimes ont décidé de faire un sit-in, suivi d’une marche, entre les 2 et 4 juin 2015. C’était la semaine dernière, à l’occasion d’une conférence de presse animée par les leaders du « village des sans terres », au cours de laquelle, ils ont dévoilé le programme de la Convergence Malienne pour l’Accaparement des Terres (CMAT), pour cette 2èmeédition.
Dans une prise de parole, Massa Koné, le porte parole de la CMAT et non moins secrétaire général de l’UACDDDD dira que leur agissement s’inscrit dans une logique de continuité, tant que les litiges fonciers ne connaitront pas un règlement définitif. Il poursuit, en disant que le non règlement de ce problème, relève d’une mauvaise volonté des plus hautes autorités. De ce fait, il n’a pas hésité d’accabler le premier ministre Modibo Keita, pour son attitude silencieuse face à ce problème. Il a aussi porté un message à la connaissance du gouvernement du PM Keita : « ce qui se passe au Sud est pire que le problème du Nord et si rien n’est fait une rébellion n’est pas exclue », a mis en garde le chef de file des ‘’du village des sans terre’’.
Faisant un récit historique de leur regroupement, Nouhoum Koné de la CAD-MALI dira que cette coalition qui forme la CMAT et dont les éditions sont dénommées « village sans terre », est née suite aux injustices à répétition dans le domaine foncier dont sont victimes les populations vulnérables. Cette lutte pour qu’elle connaisse une issue a été entamée par des marches de protestation. Selon, les leaders de ce regroupement des sans voix la lutte a été engagée par une grande marche le 13 mars 2012 suivie d’un sit-in. Cette manifestation a regroupé les victimes de Bamako et environ ainsi que celles venues des autres localités du pays. Cette marche de protestation a eu écho favorable auprès des autorités, qui à travers 3 ministres de la République, à l’époque. Ceux-ci, se sont engagés à résoudre le différend au bout d’un mois. Mais suite aux événements de mars 2012 les revendications ont été rompues pour attendre l’année 2013. L’administration étant une continuité, la commission interministérielle qui a été mise en place et présidée par le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement a traité 10 cas du mémorandum qui avait été soumis au Premier ministre pour sa mise en œuvre à travers la lettre N011 08/MEA-SG du 17 décembre 2013. Depuis, des engagements avaient été pris par le Premier ministre Oumar Tatam Ly. Ce dernier a pris des engagements par rapport aux 10 points prioritaires. Aussi en Avril 2014 la CMAT a été invitée par le gouvernement à participer à une mission sur les litiges fonciers dans les villages de Sanamandougou / Saou et des 7 villages du cercle de San. Les recommandations de cette mission ne seront jamais validées.
A titre de rappel, la CMAT est composée de l’AOPP, la CAD-MALI, la CNOP-MALI, la LJDH, l’UACDDDD. Aujourd’hui, elle englobe environ 3000 adhérents.
Diakalia M Dembélé

- Mali : Lutte contre l’accaparement des terres : « village des sans terre » tient un sit-in, depuis hier, à la Bourse du Travail
3 juin 2015

Selon Massa Koné, porte-parole dudit rassemblement, le problème foncier est un problème prioritaire que ce soit au niveau rural, urbain et périurbain. C’est pourquoi, dira-t-il, les 5 associations de défense des droits de l’homme : UACDDDD (Union des associations et coordination d’association pour le développement et la défense des droits des démunies) ; CNOP(Coordination national des organisations paysannes) ; CAD Mali(Coalition des alternatives africaines dettes et développement) ; AOPP (Association des organisations professionnelles paysannes) ; LJDH (Ligue pour la justice et des droits de l’homme) se sont réunies pour former la CMAT (Convergence malienne contre les accaparements de terres).

A l’en croire, cette formation s’intéresse à toutes les questions relatives aux problèmes fonciers, aux litiges et les expropriations pour amener le gouvernement à assainir le domaine du secteur foncier en vue de mettre les gens dans leur droit. Selon lui, le sit-in qui durera 3 jours s’appelle le « Village des sans terre ». Pour lui, l’activité est à sa 2ème édition. « La 1ère Edition qui s’est déroulée en 2014 a vu le dépôt d’une doléance comprenant 10 points revendications au niveau de la primature, car le problème a déjà dépassé la compétence des départements ministériels. Il s’agit entre autres de la mise en application des recommandations des différentes missions sur le terrain ; le cas des 7 villages qui n’ont plus de terres à cultiver dans le cercle de San ; le cas de Sanamandougou ; le cas des accaparements des terres par Modibo Keïta ; le cas de Koyoumani des 84 hectares. C’est un problème qui persiste depuis maintenant 5 ans », a-t-il expliqué. A cet effet, a expliqué le porte-parole, M. Koné, il y avait des débuts de solution avec le déploiement des missions de prospection sur le terrain sous le Gouvernement dirigé par Oumar Tatam Ly. Selon lui, cette action a été accélérée sous le Gouvernement de Moussa Mara dont les rapports et les recommandations ont été fournies, mais depuis lors, le dossier n’a connu aucun avancement. « Nous sommes au mois de juin, mais il y a des paysans ici qui ne savent pas encore où ils doivent cultiver, car ils n’ont plus de terre. A ce propos, nous avons demandé sans succès des audiences avec la primature pour exposer le problème », a indiqué notre interlocuteur. Avant d’ajouter qu’ils ont effectué, il y a deux semaines, une mission de suivi des recommandations sur le terrain qui a révélé que les choses ne bougent pas. « Donc l’hivernage a sonné. On ne peut plus croiser les bras, c’est la raison de notre regroupement ici pour permettre aux uns et aux autres de faire des témoignages et d’expliquer leurs vécus pour les activités de la première journée », dit-il. La deuxième journée, de son avis, sera consacrée à la tenue d’une session d’interpellation avec une quarantaine d’élus nationaux notamment les élus de la commission développement rural, de la commission d’administration territoriale, de la commission domaniale et une correspondance a été particulièrement adressée au président de l’Assemblée Nationale. Le troisième jour sera consacré, ajoute-t-il, à la remise d’une déclaration aux plus hautes autorités du pays. « La suite de notre lutte sera adaptée à la réaction des pouvoirs publics dans les jours à venir », a-t-il conclu.

Moussa Dagnoko

Source : Le Républicain

- Mali : les engrais de la colère
jeudi, 04 juin 2015 04:14

(Agence Ecofin) - Au Mali, le monde agricole est en colère. Le pays est actuellement secoué par un scandale relatif à la livraison d’environ 40 000 tonnes d’engrais frelatés aux producteurs via la Compagnie malienne pour le développement des textiles (CMDT), indique Mali Actu. Des intrants qui devaient initialement servir à améliorer la production cotonnière et céréalière dans le pays, n’eut-ce été une « magouille » impliquant des autorités politiques et syndicales.

Alerté, le président malien IBK (photo) n’a pas manqué d’aller devant le peuple et promettre une justice inflexible et intraitable dans ce dossier. Suffisant pour calmer les paysans ? Non, manifestement, puisque ces derniers ont entamé le mardi un sit-in de trois jours devant la bourse du travail à Bamako, rapporte RFI.

Massa Koné, l‘un des leaders de la Convergence Malienne pour l’accaparement des terres (CMAT) réclame une justice rapide, seul procédé, à son avis susceptible de restaurer l’autorité de l’Etat et d’envoyer un signal fort aux dirigeants indélicats. « C’est des gros bonnets qui se tirent entre eux, qui font leur marché, qui font leur business sur notre dos et créent l’accaparement des terres et ce problème d’engrais. Suite au résultat, immédiatement on devrait procéder à des sanctions et à des arrestations ! Quand on se dit un Etat de droit il faut qu’il y ait l’autorité de l’Etat ! » déclare-t-il.

Dans ce pays sahélien qui jongle avec l’insécurité alimentaire sur fond de conflit dans sa partie nord, ce que les Maliens appellent depuis le « scandale des engrais périmés importés », pourrait s’il était mal géré, constituer le ferment d’une nouvelle crise.

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