Derrière les grandes mobilisations de la 5ᵉ édition de la Caravane Ouest-Africaine et du 17ᵉ Forum Social Mondial de Cotonou, il y a des Femmes et des Hommes, des organisations, des communautés et des partenaires. Leur engagement collectif a permis de transformer un long parcours de mobilisation en un espace de dialogue, de solidarité et de construction d’alternatives. À Cotonou, des Trophées de Reconnaissance symboliques ont ainsi été remis à celles et ceux engagés dans les luttes pour le Droit à la Terre, à l’Eau et aux Semences paysannes.
Une mobilisation qui ne repose jamais sur une seule personne. À Cotonou, la célébration des dix années de la Caravane a été l’occasion de revenir sur le chemin parcouru, mais également de rendre hommage à celles et ceux qui ont contribué à écrire cette histoire collective. Pour le comité d’organisation, cette 5ᵉ édition a démontré que les grandes luttes sociales et environnementales sont avant tout le résultat d’un engagement collectif. Le geste a permis de saluer les contributions de nombreuses actrices et de nombreux acteurs engagés aux côtés de la CGLTE-AO dans la Défense des Droits des communautés et des ressources naturelles.
Sur les trophées remis aux récipiendaires pouvait être lu : « Trophée de Reconnaissance - En reconnaissance de votre engagement et de votre contribution à la lutte de la CGLTE-AO ».
Les communautés au cœur du combat. Au centre de cette mobilisation se trouvent les communautés. Ce sont elles qui vivent quotidiennement les conséquences de l’Accaparement des Terres, de la Dégradation des Ressources Naturelles, des difficultés d’Accès à l’Eau et de la fragilisation des systèmes de production.
La Caravane leur offre un espace pour raconter leurs réalités, partager leurs expériences et porter leurs revendications au-delà de leurs territoires. À travers les débats, les rencontres communautaires, les actions de sensibilisation et les activités de plaidoyer, les populations deviennent pleinement actrices et acteurs de la transformation sociale. Cette dynamique rappelle que les communautés ne doivent pas seulement être considérées comme des bénéficiaires des politiques publiques, mais comme de véritables forces de proposition et de changement.
Des organisations et des partenaires qui construisent des passerelles. L’une des grandes forces de la Caravane réside principalement dans sa capacité à rassembler des organisations issues de différents pays, continents et secteurs d’activité : Organisations Paysannes, Mouvements de Défense des Droits Humains, Associations de Femmes, Structures Engagées pour les Droits des Travailleuses Domestiques, Mouvements Citoyens et Réseaux Communautaires. La réussite d’une telle rencontre repose également sur l’engagement des partenaires qui l’accompagnent. Leur soutien, leur expertise et leur contribution aux initiatives de terrain permettent de renforcer les capacités des organisations et de donner davantage de portée aux actions menées au sein des communautés. Le comité d’organisation adresse ainsi sa reconnaissance à l’ensemble de ses partenaires, collaborateurs et soutiens qui contribuent, à différents niveaux, à faire vivre les initiatives en faveur de la Justice Sociale, de la Défense des Droits Humains et de la Protection des ressources naturelles.
Des actrices et acteurs engagés sur toute la chaîne de la mobilisation. La Caravane a également permis de mettre en lumière le travail de nombreuses personnes qui restent parfois peu visibles : équipes d’organisation, responsables de communication, facilitateurs, animateurs communautaires, interprètes, équipes logistiques, responsables associatifs et bénévoles. Une reconnaissance particulière a également été accordée, à titre posthume, à certaines actrices et certains acteurs qui ont contribué à ces luttes et qui sont malheureusement décédés avant cette édition. Leur engagement demeure une partie importante de la mémoire collective de cette mobilisation. Sans cette mobilisation quotidienne, les grands rendez-vous internationaux ne pourraient prendre forme. La célébration des dix années de la Caravane a donc également été un moment pour dire merci à toutes ces personnes qui, souvent dans l’ombre, contribuent à faire avancer les luttes.
Les femmes, actrices incontournables de la mobilisation. La place des femmes a été visible au cours de cette édition, notamment parmi les personnes distinguées. Elles sont souvent parmi les premières victimes des crises foncières, économiques et sociales. Pourtant, les femmes figurent également parmi les premières forces de résistance, de mobilisation et de transformation au sein des communautés. À travers leur engagement pour l’Accès à la Terre, l’Eau, la Protection des Ressources Naturelles, la Souveraineté Alimentaire, et la Défense des Droits des Communautés, elles jouent un rôle essentiel dans la construction d’alternatives durables. Leur contribution mérite donc d’être reconnue, valorisée et davantage soutenue.
Chaque acteur compte : la communauté qui résiste, la femme qui mobilise, le jeune qui s’engage, le militant qui sensibilise, le partenaire qui accompagne, l’organisation qui rassemble et le citoyen qui refuse l’injustice.
Cotonou : une étape, pas une fin. Le 17ᵉ Forum social mondial et la 5ᵉ édition de la Caravane ouest-africaine ont constitué un temps fort de cette mobilisation. Mais leur véritable réussite se mesurera dans la capacité des acteurs à poursuivre, après Cotonou, les engagements pris, les initiatives lancées et les solidarités construites.
Pour le comité d’organisation, le message est clair : les luttes continuent et elles doivent rester collectives. La Terre, l’Eau et les Semences paysannes constituent des biens indispensables à la vie et aux générations futures. Leur protection exige la participation et l’engagement de toutes et de tous.
À toutes les actrices, à tous les acteurs et à tous les partenaires qui ont contribué à cette dynamique, le comité d’organisation adresse sa profonde reconnaissance. Derrière chaque étape de la Caravane, chaque débat, chaque mobilisation et chaque avancée, se trouve une force collective : celle de femmes et d’hommes engagés pour la justice sociale, la dignité des communautés et l’avenir des générations futures.
L’UACDDDD-Mali également honorée.
Au sein des organisations membres et composantes de l’UACDDDD-Mali, plusieurs acteurs et actrices ont également bénéficié de cette reconnaissance pour leur engagement et leur contribution aux luttes en faveur des Droits à la Terre, à l’Eau et aux Semences paysannes.
Ces distinctions viennent rappeler que la mobilisation malienne s’inscrit pleinement dans une dynamique Ouest-Africaine et internationale de Défense des Droits des communautés et de protection des ressources naturelles.
Mme Aichata KONE, la Coordinatrice Genre des Programmes et Projets de l’UFSI Mali /
M. Boubacar K SAMAKE, Assistant en Communication.




