APPEL A LA SOLIDARITE INTERNATIONAL : Repression et arrestation des Paysans

Actuellement cinq organisations de l’Union sont confrontées à des problèmes :

ENVOYEZ VOS FAXS en allant dans le communiqué de soutien

Actuellement cinq organisations de l’Union sont confrontées à des problèmes :

1) les cultivateurs du village de Madiga Sako, Cercle de Diéma, Région de Kayes

2) les cultivateurs des sept villages (Bosso, Flasso, Gwala, Zemesso, Dalla, Denso et Néra) des Communes de Diéguéna et de Ouan, Cercle de San, Région de Ségou

3) les commerçants détaillant du marché de Banakabougou et Faladiè, District de Bamako

4) les membres de l’Association pour le développement de Hérémakono, Commune rurale de Kalanban Coro, Cercle de Kati, Région de Koulikoro

5) les cultivateurs des villages de Sananmadougou et Saou, zone Office du Niger, Communes de Sibla et de Sansanding, Arrondissement de Sansanding,Cercle de Ségou, Région de Ségou

HISTORIQUE

1) les cultivateurs du village de Madiga Sako, Cercle de Diéma,Région de Kayes

Le samedi 4 juin 2011, le chef de village de Madiga Sako a contacté l’Union concernant le litige foncier qui oppose les populations du village à un riche éleveur et relatif à environ 200 ha. Les cultivateurs ont été cités en justice par l’éleveur pour obtenir leur expulsion du domaine des 200 ha. Il gagna le procès en complicité avec le juge de Diéma. Cependant les cultivateurs ont fait appel et gagné le procès auprès de la Cour d’Appel et de la Cour Suprême. Malgré cette décision, le juge de Diéma interdit toujours aux paysans de cultiver leurs champs.

Le lundi 18 juillet 2011, sept (7) paysans furent arrêtés au motif qu’ils ont labouré leurs champs et cela malgré que la décision de la cour suprême leur confère leur droit de propriété sur le domaine et confirme le droit d’exploitation par les paysans.

Le dimanche 31 juillet 2011, l’Union effectua une mission auprès des paysans de Madiga. La mission avait pour but de prendre contact avec les paysans et faire l’état des lieux.

Le mardi 02 août, la délégation est arrivée à Diéma où elle a pris contact avec les autorités administratives et judiciaires pour plaider la cause des paysans incarcérés. Suite à cette mission, les paysans furent libérés de prison, mais ils n’ont toujours pas l’autorisation de cultiver la zone. Or cette zone occupe au moins 65% des zones de cultures du village de Madiga

L’Union (UACDDDD) demande une solidarité internationale pour ces centaines de paysans qui n’ont pas pu cultiver leurs champs cette année. Les réactions doivent être adressées au Ministre de la Justice, garde des sceaux et au Ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités locales.

Réunion Union – Chefferie de Madiga

Champs de paysans arrêtés de Madiga

2) les cultivateurs des sept villages (Bosso, Flasso, Gwala, Zemesso, Dalla, Denso et Néra) des Communes de Diéguéna et de Ouan, Cercle de San, Région de Ségou*

Le samedi 23 juillet 2011, les habitants des villages de Bosso, Flasso, Gwala, Zemesso, Dalla, Denso et Néra (hommes, femmes, jeunes et vieux) ont été battus, blessés, humiliés et transportés à San par les gendarmes au motif qu’ils se seraient opposé à une décision administrative, notamment la Décision N° 84/P-CSA, portant attribution des parcelles rizicoles dans les plaines aménagées de Tonga-Est du moyen Bani. Ces actes de représailles des gendarmes a occasionné le décès du jeune Kassoum Coulibaly du village de Denso et la fuite de tous les habitants desdits villages. En l’absence des villageois, les gendarmes ont mené des opérations consistant à défoncer Les portes des maisons, à procéder à des fouilles et incendies volontaires des maisons et à des abattages d’animaux domestiques. C’est ainsi qu’à leur retour, les populations ont constaté des dégâts énormes causés ou occasionnés dans leurs foyers par les gendarmes : des montants importants d’argent on disparu, des greniers ont été pillés, des engins ont été incendiés, des matériaux et métaux précieux ont disparu.

Pour le défunt Kassoum Coulibaly, l’Union a demandé une autopsie. Une autopsie a été faite par l’Hôpital Gabriel Touré et les résultats ont été communiqués verbalement. L’Union (UACDDDD) exige des résultats écrits et signés par un médecin.

Un huissier, Me Mamadou Sissoko, résident à San, fût commis par le Collectif des chefs des 7 villages victimes. Celui-ci a établit un PV de constat.

Aujourd’hui 45 paysans arrêtés par les gendarmes sont détenus à la prison centrale de San. Parmi eux beaucoup de blessés, des vieux de plus de 70 ans et des mineurs.

Le mardi 23 août2011, l’Union effectua une seconde mission dan la zone. Cette mission avait pour but de rassurer les paysans suite à de nouvelles rumeurs d’une seconde attaque par les gendarmes, de tenir une assemblée avec les populations des 7 villages pour dégager une stratégie de lutte, de rendre visite aux paysans détenus dans la maison d’arrêt de San. Une troisième mission est prévue pour la semaine prochaine.

L’Union (UACDDDD) veut constituer un collège d’avocats pour la défense des paysans incarcérés et pour faire annuler la décision du Sous-préfet de San, expropriant les paysans des 7 villages des terres de la plaine.

Résumé de la cause : en 2009, le barrage de Talo fût aménagé dans la cadre du Projet Moyen Bani. Les villages concernés cultivaient déjà leurs terres bien avant l’aménagement du barrage. Aussi fau-il noter que la zone en question n’est prévue que dans la troisième phase du projet qui ne débutera qu’en 2015 d’après les autorités du projet. Mais déjà avec l’abondance de l’eau dans les plaines, le sous-préfet et le maire ont profité de l’occasion pour prendre une décision en désaccord avec les propriétaires terriens coutumiers, expropriant les paysans de 3810 ha de leurs terres par Décision

N° 84/P-CSA du 26 mai 2011 du Préfet du Cercle de San. C’est suite à la protestation des paysans contre cette décision arbitraire et le refus de leur céder leurs champs que les autorités ont envoyé toute une garnison de la gendarmerie de Ségou pour aller mater les paysans.

N.B. : Les terres expropriées sont revendus par ha par les autorités aux plus nantis

Les paysans des 7 villages n’ont bénéficié de rien dans la nouvelle répartition de leurs terres

Il y a une main mise de l’ex PDG de l’Office du Niger (Kassoum DENON) qui est au centre de toutes ces spéculations et qui fait bénéficier ces proches

L’union appelle à la solidarité pour soutenir les paysans des 7 villages, surtout menacés de famine s’ils n’obtiennent pas leurs terres.

Les réactions doivent être adressées au Ministre de la Justice, garde des sceaux pour la libération des paysans emprisonnés à San et au Ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités locales pour l’annulation de la Décision N°84/P-CSA du Préfet de San.

Représentants villageois dans leurs champs

Chef de village de Dalla, Souleymane Traoré, ancien Combattant, né en 1920 en plein témoignage des faits

3) les commerçants détaillant du marché de Banankabougou et de Faladiè, District de Bamako

Le jeudi 18 août 2011, un incident a eu lieu entre les commerçants détaillants du marché de Banankabougou et la police du 7ème arrondissement du District de Bamako, appuyée par la Brigade du Groupement Mobile de Sécurité (GMS).

Les faits : le jeudi matin vers 8 h une unité de police accompagnant des maçons se sont rendus au marché de Banankabougou pour y faire une construction sur une parcelle. Suite à l’opposition des commerçants détaillants du marché, les policiers ont été refoulés. Vers 11h les mêmes policiers reviennent sur les lieux renforcés par 200 autres éléments de la GMS. Ils se mirent à bastonner toutes les personnes qu’ils rencontraient sur leur chemin au marché et 43 personnes furent arrêtées.

L’Union (UACDDDD) et le Syndicat National des Commerçants Détaillants (SYNACODEM) ont entrepris beaucoup de démarches auprès du Commissariat du 7ème Arrondissement. Les blessés furent soignés ; les blessés graves remis à leurs parents. Le Commissaire principal du 7ème Arrondissement, Mr SIDIBE, confirme qu’il a agi en exécution du soit transmis du Procureur de la Commune VI du District de Bamako.

L’Union (UACDDDD) et le Syndicat avaient fait des propositions pour résoudre le problème (libération des personnes arrêtées, arrêt des poursuites contre les membres du Bureau de l’Association des commerçants détaillants du marché de Banankabougou et Faladiè, la mise en place d’une commission de gestion du marché). Le lundi 22 août, le Commissaire devait porter la proposition au Procureur. En attente de la réponse du Procureur, le mercredi 24 août, 13 de nos militants furent déférés à la prison centrale de Bamako et la poursuite continue contre les membres du Bureau du marché.

Les causes et faits : le maire de la Commune VI, Souleymane DAGNON, lors de son premier mandat en 2006, a morcelé le marché de Banankabougou et l’a vendu aux plus nantis, sans aucune précaution en faveur des commerçant détaillants. Ces parcelles furent achetées par des opérateurs économiques et des fonctionnaires. La délégation de l’Union a rencontré le maire plusieurs fois en son temps sur le problème du marché de Banankabougou. Un accord fût trouvé entre les commerçants détaillants et la mairie. Une commission de gestion du marché composée des représentants de la mairie et ceux des commerçants détaillants du marché devait être mise en place. Cette commission devait avoir en charge de reprendre toutes les opérations de construction de la mairie, Mais à ce jour, cette commission n’a toujours pas été mis en place et cela est fait sciemment par la mairie qui ne veut qu’on se rende compte de ses malversations foncières dont le marché a fait l’objet. C’est une de ces décisions qui a été à la base de l’incident actuel au niveau du marché.

Mr Amadou BAGAYOGO, fonctionnaire, agent des impôts de la Commune II du District de Bamako détient une notification de cession d’une parcelle du marché de Banankabougou sur lequel il tenait à construire des magasins. Il a été approché par l’union pour qu’il sursoie à ses opérations en attendant la mise en place de la Commission. Cette proposition a été rejetée par l’intéressé qui, appuyé par le Procureur et protégé par les policiers, a provoqué la colère des commerçant du marché ce lundi 18 juillet 2011.

L’Union (UACDDDD) fait un appel à la solidarité à l’endroit des personnes incarcérées et demande des réactions à l’endroit du Ministre de la Justice, garde des sceaux pour la libération des commerçants détaillants arrêtés et du Ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités locales pour l’annulation de la Décision du maire de la Commune VI qui brade le marché de Banankabougou au détriment des commerçants détaillés.

N.B. : l’Association des Commerçants détaillants du marché de Banankabougou Faladiè est membre de l’Union depuis avril 2008.

Massa Koné

Secrétaire Général, chargé des relations extérieures de’ l’Union(UACDDDD)
2ème Secrétaire au revendication du Syndicat National des Commerçant détaillants du Mali (SYNACODEM)

Tél. +223 76 49 03 15
Email : kmassa26@gmail.com

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