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Les déguerpis de Niamakoro Diallobougou une violation flagrante du droit à l’habitat à la date du 17 Septembre et 19 Novembre 2018


mercredi 20 février 2019, par Aicha Koné

En 1995 plus de 5600 concessions habitants des ouvriers, des paysans ; des maraichers ont été démolies y compris des écoles de base, des marchés, des églises et des mosquées par le gouvernement malien à Niamakoro Diallobougou par un décret présidentiel pour des raisons aéroportuaires sur 9600 ha entièrement habités. Cet espace couvre les terres des villages de Niamakoro et Sénou devenus des quartiers populaires par l’agrandissement de la capitale de Bamako ; N’gouana, Kalaban-coro et Siracoro Méguetan.
Les victimes de cette démolition se sont d’abord organisées dans un noyau qui va s’élargir en coordination d’associations.
L’un des membres fondateur de l’Union des Associations et des Coordinations d’Associations pour le Développement et la Défense des Droits des Démunis (UACDDDD/NO-VOX), la coordination a mené durant vingt-trois ans (23 ans) beaucoup de luttes,( démarches auprès des détenteurs de droit, des débats de presses, jugement, marches de protestations).
L’UACDDDD/NO-VOX dans sa lutte a découvert que la zone a été expropriée illégalement, chose confirmée par la direction de l’ASECNA à Dakar.
Cela étant, à leur grande surprise, les déguerpis ont constaté que la mairie du district de Bamako intervient pour vendre ces terres aux nantis d’où l’intensification de la lutte de l’UACDDDD/NO-VOX pour barrer le chemin aux spéculateurs fonciers qui avaient frauduleusement acheté des hectares en complicité avec les agents de la mairie du district de Bamako.
Face à cette mafia foncière nourrie par les élites politiques et administratifs corrompus, la lutte de l’UACDDDD/NO-VOX a pris un tournant avec les interventions musclées des forces de l’ordre envoyées par la mairie du district souvent à l’insu de la hiérarchie pour évacuer les déguerpis et permettre aux spéculateurs de s’y installer.
C’est de ces interventions des forces de l’ordre que les déguerpis ont été victimes de violences comme des coups et blessures, des emprisonnements harcèlements des responsables de la coordination.
Face à l’engagement et à la persévérance des déguerpis appuyés par l’UACDDDD, la mairie du district de Bamako fut obligée de venir sur la table de négociation pour la réinstallation des déguerpis étant donné qu’elle n’a aucune compétence sur la zone tant que les mairies communales existent.
Les déguerpis à travers l’UACDDDD ont fait des assemblées avec la chefferie de Niamakoro, les responsables de la mairie de la commune VI mais aussi ceux du district de Bamako pour leurs réinstallations.
Aujourd’hui les opérations de morcellements et d’attributions sont en cours sur le terrain plus de huit cent quarante (840) déguerpis sont réinstallés. La même lutte continue sur le terrain à senou

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Depuis dix ans, les démunis expropriés du Mali s’organisent pour lutter contre cette injustice sociale. Plusieurs associations des victimes ont vu le jour, et se sont réunies en une fédération dénommée l’Union des Associations et Coordinations d’Association pour le Développement et la Défense des Droits des Démunis (UCADDDD)

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